Démocratie et justice

Cinq activistes des droits de l'homme italiens placés en garde à vue en Russie

Cinq activistes italiens, membres d'ONG, ont été arrêtés hier par la police dans la ville de Ninzhny Novogorod en Russie, alors qu'ils prenaient part à un projet d'échange sur le rôle de la société civile.

par Ilaria Giacomi
Trois activistes d'Antigone, un membre de l'organisation Liberties et les présidents des ONG Arcigay et Buon Diritto, des ONG italiennes engagées dans la défense des droits civils, ont été arrêtés hier et relâché après plusieurs heures de garde à vue.

Les autorités consulaires italiennes de Russie et le ministre des affaires étrangères ont immédiatement été prévenus des arrestations afin de prêter assistance aux activistes des droits de l'homme et de servir de médiateur avec les forces de l'ordre russes.

Les activistes se voient demander de quitter le pays

Les membres des ONG n'ont pas été privés de leur liberté de communiquer et ont été traités avec respect. Ils ont été interrogés individuellement par la police et se sont vus demander de signer le rapport relatif à leur arrestation.

Relâchés quelques heures plus tard, ils sont accusés de "violations administratives" et d'avoir menti sur les raisons de leur séjour en Russie. Les autorités russes leur ont demandé de rentrer au plus vite en Italie, afin de pas prolongé leur séjour illicite.

Les ONG russes surveillées de près

Les activistes ont été arrêtés à Ninzhny Novogorod, au cours d'une réunion qui se tenait au QG du "Comité contre la torture", une ONG russe. La réunion avait été organisée par une autre ONG, "Homme et loi", qui travaille en partenariat avec Antigone sur un projet d'échange concernant les pratiques et la collaboration avec la société civile russe.

L'objectif du projet est d'encourager la promotion des droits civils en Russie, et l'engagement autour de ces droits, à travers des activités visant à ce que les organisations locales acquièrent les bonnes pratiques utilisées dans d'autres pays.

Malheureusement, les ONG de la société civile russe ont du mal à se faire entendre et ne sont pratiquement pas tolérées par le gouvernement, qui surveille de très près leurs activités et celles de leurs organisations partenaires.