Restriction des droits de visite des parents dans les hôpitaux hongrois

Pour la deuxième fois, l'Union hongroise des libertés civiles a réalisé un sondage afin de voir dans quelle mesure les hôpitaux hongrois restreignent le droit des patients de rendre visite à des proches au sein des maternités et services pédiatriques.
"J'accompagne un enfant", l'initiative de l'Union hongroise des libertés civiles (UHLC), vise à garantir aux parents le droits de rester avec leur enfant au sein de tous les établissements, 24 heures sur 24.

Une récente enquête réalisée à la demande de l'UHLC révèle que 78% de la population adulte pense que les parents devraient se voir offrir le choix de rester avec leurs enfants malades au cours des soins hospitaliers. Chez les personnes ayant des enfants, ce pourcentage s'élève à 88%. Cependant, seulement 35% des participants d'entre eux ont déclaré que cela était possible.

Le sondage de l'UHLC, basé sur des demandes de données d'intérêt public, a montré que seuls 29 hôpitaux sur 59 (soit 49%) autorisent au moins l'un des parents ou l'un des proches aidant à rester de manière permanente avec l'enfant (mineur de moins de 18 ans), d'après les informations fournies par les établissements.

Dans de nombreux cas, le droit de maintenir un contact permanent n'est pas accordé aux enfants âgés de plus de 10 ou 14 ans ou aux proches. Un tiers des établissements exigent une permission spéciale afin d'autoriser la présence parentale permanente.

La situation est encore plus complexe lorsqu'il s'agit de mettre un lit à la disposition des parents qui souhaitent rester auprès de l'enfant. Certains des hôpitaux possèdent ce qu'ils appellent "une auberge pour mères" ou fournissent des lits supplémentaires placés dans le service de pédiatrie afin que les parents restent la nuit, tandis que d'autres institutions leur permettent d'apporter leur matelas ou les laissent s'asseoir sur chaise durant la nuit.

Des disparités dans les politiques des établissements

Le sondage d'UHLC souligne d'importantes différences entre les établissements, qui ne s'expliquent pas nécessairement par des dissemblances dans les conditions d'infrastructure des hôpitaux.

Dans de nombreux cas, il semble qu'il appartient à la direction de l'établissement de décider si les parents peuvent ou non apporter leurs propre matelas, jusqu'à quel âge les enfants ne sont pas autorisés pour rendre une visite, si les visiteurs peuvent entrer dans la chambre des patients (ce qui est permis dans les deux tiers des cas), ou dans le cas contraire, s'ils peuvent rendre visite à leurs proches dans une zone spécifiquement prévue à cet effet (comme dans le tiers restant des cas). Il n'existe pas de réglementation homogène qui détermine si les parents doivent payer des frais afin de rester auprès de leurs enfants.

Si l'on compare les réponses obtenues dans la demande de données réalisée par l'UHCL avec les politiques des hôpitaux, il s'avère que les pratiques quotidiennes ainsi que les règlements intérieurs écrits des hôpitaux ne sont pas harmonisés. Dans beaucoup d'établissements, la politique officielle est relativement souple.

Toutefois, tel que cela est suggéré à travers les réponses aux questions formulées par l'UHCL, les établissements ont souvent des règles plus strictes en ce qui concerne la présence des parents. Dans certaines situations, l'expérience vécue par les parents peut être encore plus difficile, comme l'indique la différence entre les résultats des enquêtes représentatives de la population (35% des participants ont déclaré que leur présence n'était pas autorisée) et les données fournies par les établissements (49% ont déclaré qu'ils autorisaient les parents à être présents).